Au nombril de la terre se dresse un arbre florissant à huit branches... La couronne de l'arbre répand un liquide divin d'un jaune écumant. Quand les passantes en boivent, leur fatigue se dissipe et leur faim disparaît... Quand le premier homme, à son apparition dans le monde, désira savoir pourquoi il était là, il se rendit près de cet arbre gigantesque dont la cime traverse le ciel... Il vit alors, dans le tronc de l'arbre merveilleux... une cavité ou se montra jusqu'à la ceinture une femme qui lui fît savoir qu'il était venu au monde pour être l'ancêtre du genre humain. (Rouf, 374)

















L'anagramme de l'Arbre c'est la barre : arbre circulatoire, arbre de vie du cervelet, arbre de Saturne ou de Diane, cristaux précipités en un arbre conducteur de la foudre, est-ce votre figure qui trace notre destin dans l'écaille passée au feu de la tortue ou votre éclair qui fait surgir d'une innombrable nuit cette lente mutation de l'être dans l' en panta du langage ? « Non dit l'arbre, il dit : Non ! Dans l'étincellement de sa tête superbe » Vers que nous tenons pour aussi légitimes à être entendus dans les harmoniques de l'arbre que leur revers : « Que la tempête traite universellement comme elle fait une herbe. » Écrits (504-505) J. Lacan